Courriel: Mot de passe:
Mot de passe oublié ?
  Qui sommes-nous?
  Membres et amis
  Nos partenaires
  Faire un don
  Bulletin électronique
  Boutique
  Pour nous joindre
bouton exposition bouton cyber photo bouton recherche bouton activite bouton artiste bouton derniere nouvelles bouton espace jeunesse
     
   
  Mot-clé




   
     
     
 
Taille du texte Envoyer à un ami Imprimer
 
     
     
  Claude Tousignant (1932 - ... )  
  Médium(s) : peinture, sculpture, estampe, oeuvre sur papier, techniques mixtes
Présentation de l'artiste

Originaire de Montréal, Claude Tousignant poursuit des études à l’École des beaux-arts de Montréal de 1948 à 1951. C’est à ce moment qu’il développe un style non-figuratif. Après la rencontre des œuvres de Newman et Rothko, il s’envole pour la France, en 1952. Voyage peu fructueux sur le plan artistique, il revient au Canada l’année suivante et y découvre les peintres de l’avant-garde tels Comtois, Letendre, Tousignant (Serge) et le groupe des Plasticiens qui revendique une peinture abstraite objective. Il peint une série de tableaux hard-edge en 1956. La structure est simple, les lignes définies. Il expérimente les diverses sensations créées par les juxtapositions de couleurs pures. Vers la fin de 1959, Tousignant entreprend, dans une optique de dépasser la problématique néo-plasticienne, une série de sculptures avec plusieurs plans colorés. En 1963, il adopte pour ses toiles la forme circulaire, forme de prédilection. Puis, il pousse l’audace jusqu’à peindre des monochromes.

Claude Tousignant est habituellement rattaché au courant des Plasticiens, et même à l’art optique, mais comme le souligne James D. Campbell, il a toujours été à contre-courant, il a toujours cherché à redéfinir sa position esthétique, à affiner sans cesse sa vision, forçant constamment les limites qui définissaient l’art. Chaque fois qu’on a voulu l’enfermer dans un quelconque carcan formaliste, Tousignant s’en est toujours échappé[1]. « Ce que je veux, écrit Tousignant en 1959, c’est objectiver la peinture, l’amener à sa source, là où il ne reste que la peinture, vidée de toute chose qui lui est étrangère, là où la peinture n’est que sensation[2] » Il le fera en détruisant avec toujours plus de vigueur les conventions établies et mettant systématiquement en doute ses propres recherches. Et il se renouvellera sans cesse pendant les soixante années de carrière qui suivront, renouvelant et élargissant sans arrêt la discipline de l’art abstrait dont plusieurs avaient depuis longtemps annoncé la mort.



[1] James D. Campbell, «Claude Tousignant : L’espace chromatique de l’objet peint », Espace, numéro 32, été 1995, p.7.

[2] Claude Tousignant, « Pour une peinture évidentielle », Art abstrait, Montréal : Musée des beaux-arts de Montréal, 1959, p. 28-29.