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  Jean-Paul Jérôme ( - 2004 )  
  Médium(s) : peinture
Présentation de l'artiste

Né à Montréal en 1928, Jean-Paul Jérôme a étudié à l'École des beaux-arts de Montréal de 1945 à 1952, puis les techniques de fresques avec Stanley Cosgrove. En 1955, il est un des fondateurs du groupe des Plasticiens et cosignataire de leur manifeste. Il séjourne à Paris de 1956 à 1958, où il fréquente avec assiduité la Galerie Denise René, la Galerie Arnaud, la Galerie de France. Il se lie avec les peintres Hartung, Mortensen et Barré. De retour au Canada, il est professeur à l'École des beaux-arts de Montréal, puis à la Commission des Écoles Catholiques, et à Sorel (1965-66). Il tient une exposition individuelle chez Gilles Corbeil en 1972. En 1973, il abandonne l'enseignement. Il crée une tapisserie qui sera réalisée aux Ateliers de Saint-Cyr à Paris par le lissier Pierre Daquin. En 1974, après quinze ans de vie à la campagne sur la rive sud du Saint-Laurent à Saint-Ours sur le Richelieu, il s'établit à Montréal. On retrouve les oeuvres de Jérôme dans de nombreuses collections publiques et privées du Canada.

Jean-Paul Jérôme compte à son actif de nombreuses expositions individuelles, notamment aux les endroits suivants : au Musée des beaux-arts de Montréal en 1954; à la galerie l'Actuelle de Montréal en 1955; à la Galerie Arnaud à Paris en 1957; à la Galerie Denyse Delrue de Montréal en 1959; à la Galerie libre de Montréal en 1960; et au Centre culturel de Tracy en 1968; à la Galerie Gilles Corbeil de Montréal en 1972; à la Galerie Bernard Desroches de Montréal en 1974; etc. De plus, Jérôme participe à de multiples expositions collectives, entre autres : le Salon du Printemps du Musée des beaux-arts de Montréal; la Galerie l'Échourie de Montréal en 1955; la Galerie nationale du Canada en 1959; le « Panorama de la peinture au Québec 1940-1966 » du Musée des beaux-arts de Montréal en 1967; la Galerie les deux B, Saint-Antoine sur le Richelieu en 1972; la Galerie Bernard Desroches de Montréal en 1973-74; la Galerie Opus 1 (Ontario) en 1974; « III dessins du Québec » du Musée d'art contemporain de Montréal en 1976; etc.

La place de Jean-Paul Jérôme dans notre histoire de l'art nationale

Parmi les principaux mouvements picturaux des années 1950, le mouvement plasticien (Jérôme, Toupin, Belzile, Jauran) constitue sans aucun doute le moins connu. Pourtant, il a marqué de manière profonde l'art québécois des décennies suivantes. Des artistes majeurs comme Jean-Paul Jérôme ont ainsi vécu dans l'ombre alors que leur production globale mérite la plus grande admiration. C'est dans cet esprit que le Musée du Bas-Saint-Laurent s'emploie, depuis quelques années, à souligner l'exceptionnelle production artistique des Plasticiens. La plus importante collection d'œuvres plasticiennes au Canada a ainsi été constituée par le Musée du Bas-Saint-Laurent et des expositions majeures sont organisées sur chaque membre de ce mouvement. Les Vibrations modernes de Jean-Paul Jérôme, une exposition présentée en 2001 par le Musée du Bas-Saint-Laurent, s'inscrit dans cette veine. À notre point de vue, Jean-Paul Jérôme représente un ténor de l'histoire de l'art québécois.

Jean-Paul Jérôme : plasticien de la première heure

Cosignataire du Manifeste des Plasticiens en 1955, Jean-Paul Jérôme est entré d'emblée dans l'histoire de l'art du Québec. Avec Jauran (Rodolphe de Repentigny), Louis Belzile et Fernand Toupin, il s'est passionné pour une vision rigoureuse du monde où la géométrie est considérée comme étant la manifestation la plus représentative des possibilités expressives. Rejetant l'accident créateur et la sensibilité de l'instantanée et du geste automatistes, ces artistes ont permis l'épanouissement de recherches picturales abstraites fondées sur les notions de raison, de pureté et d'ordre.

Par leurs préoccupations mêmes, ils ont pavé la voie aux recherches picturales des années 1960, pensons ici à l'art optique. Dans cet ordre d'idées, en proposant une alternative à la vision plasticienne, Jérôme et ses amis ont ouvert la voie à l'éclatement des visions artistiques qui caractérise notre rapport contemporain à la culture.

Jean-Paul Jérôme : une œuvre où la géométrie se conjugue avec la vie

Tout au long de sa carrière, Jean-Paul Jérôme est demeuré fasciné par la construction géométrique du tableau. Par contre, la géométrie chez Jérôme, loin d'être stérile ou redondante, relativise jusqu'aux fondements rationnels de sa vision construite de l'espace pictural. Elle est vibrante, grouillante et dynamique, rejetant les lignes simples et les compositions stables. Ses couleurs, naturalistes ou anti-naturalistes, chaudes ou froides, traduisent partout une préoccupation pour l'harmonie.

Une chose ressort clairement de l'œuvre de Jérôme. Pour lui, l'énergie et la vitalité paraissent fondamentales. En fait, ce qui est le plus fascinant dans son travail, c'est qu'il a choisi la voie plasticienne pour exprimer des valeurs qui, généralement sont associées aux aspirations plus intuitives des Automatistes.